Aujourd’hui, journée culturelle et sportive. Comme prévu je suis allé à Sintra. Je ne vais pas vous décrire le patrimoine très riche de cette ville moyenne, il y a sur internet suffisamment de renseignements et de photos, notamment faites par des professionnels donc meilleures que les miennes, pour que j’en sois dispensé. Je peux donc me contenter de mes impressions personnelles.

Ne voulant jamais faire comme tout le monde (je déteste suivre les troupeaux quels qu’il soit), j’ai d’abord visité la ville moderne, sa rue commerçante et son marché. Sans intérêt, bien sûr.

Finalement, comme tout le monde donc je suis allé vers le centro storico après m’être un peu perdu, comme à mon habitude dans des qurtiers improbables ce qui m’a permis de voir les grandes files d’attente devant et dans des « registos », c’est-à-dire les bureaux d’état civil. Ça a quand même l’air plus simple en France et, des fois, je me dis que vivre dans mon pays n’est pas si mal que ça. Mais bon, c’est pas le sujet…

La ville historique donc. Très riche, impossible de tout voir en un jour, quelque chose entre les Baux de Provence et Cordes-sur Ciel. Un site tout en montagne. Au sommet, le castillo de los Mourros, le château arabe du VIII ème siècle (tiens, revoilà mes carolingiens…). Emplacement bien choisi, environ 500 mètres au-dessus de la ville, sur la première cordillère à quelques kilomètres de l’Atlantique. De là-haut on voit arriver n’importe quel navire. Mais il faut y monter. J’y suis allé à pied, par le parc. Belle promenade où on ne rencontre pas grand monde. Comme la cordillère fait barrage aux nuages, la région est très humide (d’ailleurs il pleuvait par moments alors qu’on voyait le soleil au loin sur les plages), le parc est splendide, luxuriant même avec des quantités d’espèces différentes. Mais ça monte, ça monte vraiment, environ une heure et demie; j’avoue que j’ai flâné un peu. En tant que tel ce château n’a rien de remarquable, une forteresse comme tant d’autres. Mais on ne peut qu'admirer le travail qu'il représente.

À côté, disons à peu près à la même altitude (il faut encore monter) un château délirant du dix-huitième siècle, une construction qui part dans tous les sens, pas de réelle unité, quelque chose entre le Haut-Kœenigsberg et l’Alhambra, une caricature grandiose de style mauresque avec une vue imprenable sur l’océan. C’est un peu du Victor Hugo en pierre tant c’est délirant de romantisme, mais un romantisme très coloré. Enfin, c’est quand même très particulier et je n’ai pas regretté ma sueur. Ça vaut le détour. L’intérieur, meublé, n’a pas grand intérêt. C’est le site qui est grandiose.

Ensuite descente à pied vers le Palacio Nacional du XIV ème siècle avec ses deux étranges tours qui m’ont rappelé la superbe tour-cuisine de l’abbaye de Fontrevaud, mais je n’ai pas visité. Boutiques d’artisans, boutiques d’antiquaires, restaurants, bistros, vendeurs ambulants de bimbeloterie, exposition de sculptures le long de la rue principale… Comme à Cascais mais en plus développé. Pas mon truc. Retour à Lisbonne. Trois quart d’heures de train.

J’ai dormi presque tout le temps.