Changement de décor, j’ai eu envie d’aller voir le fameux Parque das nações, construit pour l’expo universelle de 1998. À pied, le long du Tage, il faut presque deux heures et c’est sans grand intérêt car on passe plutôt dans des zones industrielles désaffectées. Donc pour le retour ça aura été quarante minutes de métro. Il y a d’ailleurs peu de lignes et, pour un habitué du métro parisien, il faut quand même marcher pour y arriver, marcher dans les stations pour les correspondances, etc… Il est assez moderne mais on y est presque aussi entassé que dans le métro parisien.

Ceci dit, je suis arrivé à destination et j’en suis reparti. La première chose dans laquelle on se trouve, c’est le centre commercial Vasco de Gama. Gigantesque, plus de mille magasins, bourré de portuguais, beaucoup de familles surtout, très peu d’étrangers. Je comprend maintenant pourquoi, à part quelques magasins de la Baixa et du Chiado, les commerces lisboètes ont l’air si archaïques avec des vitrines vieillotes et une conception de la présentation proche de l’entassement. En fait, le commerce du centre ville, comme dans beaucoup de centres ville français, est en pleine déconfiture, les habitants de Lisbonne vont plutôt à Vasco de Gama — et peut-être d’autres que je ne connais pas. C’est manifestement un but de sortie en famille.

Et, mis à part le commerce, on comprend pourquoi parce qu’une fois sorti de ce centre grouillant on tombe sur des promenades, sans voitures, aménagées le long du Tage avec des bassins, des jardins, des bancs, des ombres, des restaurants pas plus chers qu’en centre ville. Les familles viennent s’y promener, y faire du vélo, pique-niquer et la vue sur le Tage avec le temps superbe qu’il faisait aujourd’hui est magnifique. Le quartier est un quartier d’immeubles d’habitation plutôt classes moyennes et supérieures si j’en juge par les immeubles et il doit assez faire bon y vivre. J’y ai passé près d’une heure à lire à une terrasse, ça valait bien la même chose sur la côte d’azur d’autant qu’à cet endroit le Tage est immense et ressemble plus à un bras de mer qu’à un fleuve, de plus il y a l'impressionant pont Vasco de Gama qui trace une belle ligne d’horizon. Une belle surprise donc, car je ne m’attendais pas du tout à ça. Je pense que j’y reviendrai, peut-être en vélo, car on peut louer des vélos près du Tage et j’ai remarqué que, le dimanche, beaucoup de cyclistes passent dans cette direction. Il faut dire que c’est tout plat.

Pendant que j’écris ça, la ville résonne de chants. Je ne sais pas d’où ils viennent, je vais donc aller voir. Je me demande si ce n’est pas le week-end pascal qui se prépare. En tous cas il y a par moments des résonnances comme de cantiques mais à d’autres non. Donc à suivre…